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Le Queen Elizabeth 2 sera transformé en résidence hôtelière

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Le Queen Elizabeth 2 en cale sèche à Dubaï. crédits : DRYDOCK WORLD.

L’ancien transatlantique de la compagnie britannique Cunard vient de subir un important carénage, au chantier Dydocks World de Dubaï, en vue de reprendre la mer à l’automne. Le Queen Elizabeth 2 doit, en effet, quitter les Emirats Arabes Unis en octobre pour rejoindre l’Asie, où il sera transformé en résidence hôtelière.

Le navire, mis en service en 1969, réalisera la traversée vers l’Extrême-Orient par ses propres moyens, avec un équipage de 32 hommes ; bien loin des 1000 membres d’équipage qui l’armait du temps de Cunard, ce qui s’explique par le fait qu’il n’y aura pas de passager pour ce voyage.

Le Queen Elizabeth 2 du temps de Cunard (© : CUNARD)

Transformation en résidence hôtelière dans un chantier chinois

Le célèbre liner devrait arriver à Singapour le 1er novembre puis, après trois jours sur place, gagner Hong Kong pour une escale de même durée. A l’issue, le QE2 ralliera un chantier chinois. Ce dernier, qui n’est pas encore choisi, mènera à bien la transformation du paquebot en hôtel de luxe, qui proposera uniquement des suites de 60 à 150 m², ainsi que des appartements encore plus vastes pour les séjours de longue durée. Différentes pièces historiques du paquebot, ainsi que des souvenirs provenant de ses différents voyages, seront débarqués et stockés afin d’être remis en place une fois la rénovation effectuée. La consultation de différents bureaux d’architecture est en cours concernant la transformation des espaces intérieurs et des suites.

Le QE2 en attente à Port Rashid en 2011 (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Grosse remise en état à Dubaï

En attendant, le Queen Elizabeth 2  bénéficie donc d’un gros arrêt technique destiné à le remettre en état de naviguer, ce qu’il n’a pas fait depuis cinq ans. Coque, machines, stabilisateurs, lignes d’arbres, soutes à combustible, ballasts, électricité, air conditionné, équipements électroniques… L’ensemble des parties techniques du bateau bénéficie d’une visite et de réparations afin d’obtenir les certifications nécessaires à sa remise en service. Aujourd’hui immatriculé au Vanuatu, le vieux liner aura, comme du temps où il arborait l’Union Jack, le Lloyd’s Register pour société de classification.

Le QE2 en attente à Port Rashid en 2011 (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)


Presque cinq ans d’attente

On notera que la propriété du navire  a été transférée à une nouvelle société, QE2 Shipping LCC, à priori toujours contrôlée par Dubaï, où le Queen Elizabeth 2 est arrivé en 2008. L’émirat, qui l’a racheté pour 100 millions de dollars à Cunard, devait initialement le transformer en hôtel flottant à Palm Jumeirah, le nouveau quartier en forme de palmier gagné sur la mer. Mais, suite à la crise économique et financière, ce projet n’a pas vu le jour et le navire est resté en attente à Port Rashid, laissant craindre, un jour ou l’autre, un départ pour un chantier de démolition. Jusqu’à ce qu’en janvier dernier, le départ du paquebot vers l’Asie soit annoncé par les autorités de Dubaï, partenaires pour ce projet d’Oceanic Group International, basé à Singapour.

Le QE2 a été remplacé par le QM2 sur le service transatlantique (© : CUNARD)

Plus de 700 traversées Southampton – New York en 39 ans de service

Long de 293.5 mètres pour une largeur de 32 mètres, le QE2 a été lancé en 1967 en Grande-Bretagne et mis en service deux ans plus tard. Ce paquebot de 70.300 GT de jauge et 963 cabines, qui a assuré durant de longues années le service transatlantique, a fait escale 710 fois à New York et a transporté, sur l’ensemble de sa carrière, pas moins de 2.5 millions de passagers. Il a été remplacé sur le service transtlantique en 2004 par le Queen Mary 2.

 

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